BNF, exposition de la Bourse du Talent (75003), décembre 2018/mars 2019

L’exposition à la BNF par la Bourse du Talent se termine le 3 mars.
Vous n’avez plus que quelques jours pour y assister !
Si vous la loupez, vous la retrouverez en juin à la Maison de la photographie de Lille. Puis, l’espace d’une journée, à Arles.

 

Exposition Jeunes photographes de la Bourse du Talent, du 14 décembre 2018 au 3 mars 2019. BnF I François-Mitterrand, allée Julien Cain, quai François-Mauriac – 75013 Paris.

Commissariat : Photographie.com, en collaboration avec Héloïse Conesa, conservateur au département des Estampes et de la photographie, BnF

Reportage, portrait, paysage ou photographie de mode… Quatre types d’œuvres sont présentés dans cette 12e édition de la Bourse du talent. La notion de racine est le point de départ de l’exposition installée à la Bibliothèque nationale de France jusqu’au 3 mars prochain : les lauréats de la Bourse du talent y présentent leurs travaux.

 

Ce sont plus précisément les termes “enracinement” et “déracinement” qui ont été choisis comme fil d’Ariane de cette exposition. De ce rapport au groupe, à la culture et à la nation naît différentes visions, des paysages surréalistes aux incursions dans l’underground parisien. Ainsi, Marianne Barthélémy s’est infiltrée dans une maison de Flatbush ,un quartier de Brooklyn (New York), pour sa série

 

“Dans les travaux de Marianne Barthélemy [dont la série Homegrown est consacrée au black homeschooling soit l’éducation à domicile préconisée par une partie de la communauté afro-américaine], Hannah Modigh, Pierre Faure, William Bunel ou Marie Moroni, le déracinement des sujets photographiés, qu’ils soient marginalisés socialement ou ethniquement, ne se résout que par la réappropriation de leur héritage et de leur dignité. La révolte du collectif chez Nicole Peskine, les bouleversements ou l’extravagance des corps chez Hannibal Volkoff, Lila Neutre, Camille Ropert, ou encore Delphine Blast font voler en éclats le joug de l’ancien monde, ses contraintes et ses préjugés, pour mieux exalter une forme de résistance ou de non-conformisme. Dans leurs photographies de paysages, Nathalie Déposé, Patrick Wack ou Julien Mauve activent en creux les figures de l’exilé, du pionnier et de l’aventurier en privilégiant l’errance et les métamorphoses de l’imaginaire et de la mémoire…” Extrait du livre Déracinés | Enracinés publié en novembre 2018 aux éditions Delpire.